Petit point sur ce qui s'est passé ce matin. Hier encore, il disait qu'il ne nous rendrait rien. Ce matin il accepte un mois, mais refuse d'aller plus loin — et surtout, dans ses propres mots, il vient d'admettre que l'appart est reloué.
Taux du jour : 1 AED ≈ 0,239 €. À la conversion réelle, compter un peu moins (frais bancaires). La caution (~10 000 AED) est à peu près acquise dans tous les cas ; le vrai désaccord porte sur le loyer.
Accepter le mois pour tourner la page reste un choix légitime si tu préfères la tranquillité. Mais vu ce qu'il admet lui-même, je pense qu'on a tout pour aller chercher ce qui nous est réellement dû.
Oui, le contrat (clause 4.5) prévoit une pénalité de 2 mois si on part avant 6 mois. Mais cette pénalité s'effondre dès qu'on prouve qu'il reloue — et il l'a admis lui-même. Voici pourquoi, textes à l'appui.
Une indemnité fixée d'avance dans un contrat (comme ces 2 mois) peut être ramenée par le juge au montant de la perte réellement subie, et toute clause qui prétendrait l'en empêcher est nulle. Donc même écrits noir sur blanc, les 2 mois ne s'appliquent pas s'il n'y a pas de perte réelle. (Cette version de l'article s'applique à notre contrat, signé en février 2026.)
Le RDC accorde une compensation de 1 à 3 mois selon les circonstances : la durée restante du bail, et surtout la capacité du propriétaire à relouer le bien. La relocation entre donc directement dans le calcul, à la baisse.
Elle existe uniquement pour compenser la perte de loyer due à la vacance. S'il n'y a pas de vacance parce qu'un nouveau locataire entre et paie, il n'y a pas de perte, donc plus rien à compenser.
Il ne peut pas toucher à la fois le loyer des nouveaux locataires et une pénalité sur nous pour la même période : ce serait un enrichissement sans cause, interdit. Sa phrase « je paie une fois reçu leur virement » prouve justement qu'il encaisse bien un nouveau loyer.
Le scénario où le RDC applique quand même 2 mois, c'est celui d'un locataire qui part seul, sans accord et sans relocation. Ce n'est pas nous. On a trois choses qu'un tel locataire n'a pas : un départ approuvé par le bailleur (pour préparer les nouveaux, signature prévue le 25), sa reconnaissance écrite qu'il nous doit « un mois + les jours restants », et la preuve, de sa main, que l'appart est reloué.
À noter, en toute honnêteté : le RDC garde un pouvoir d'appréciation, donc rien n'est garanti à 100 %. Mais avec la relocation prouvée par ses propres mots, tout penche nettement de notre côté.
Sources : Code civil des Émirats arabes unis (art. 390, applicable aux contrats antérieurs à juin 2026) ; Loi n° 26 de 2007 sur les locations à Dubaï ; pratique publiée du Rental Disputes Centre (egsh.ae et grosvenor-re.com, 2026). Ceci est un récapitulatif, pas un avis juridique formel.